Portrait

Je suis une femme artiste taxidermiste, bricoleuse, avant-gardiste, dénonciatrice et rousse.

Ma création qui a débutée dès l’âge de huit ans par des peintures à l’huile surréalistes, s’est dirigée avec mon passage à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux (DNSEP à 24 ans) vers la sculpture.

Dès la rencontre de Monsieur Rouillon (Grand prix de Taxidermie française) mes préoccupations sociétales ont changées.
Grâce a l’expérience du métier, j’ai pu donner forme réelle et pertinence à mes inquiétudes, préoccupations, messages, pensées, bref ce que j’ai dans mes tripes.

J’amène une vision différente de la taxidermie, en la rendant plus contemporaine à l’aide de ma sensibilité féminine.

Je pérennise ainsi depuis 2012 l’activité de taxidermie traditionnelle (trophées de chasse, naturalisation de tous les animaux) et j’ai le luxe de pouvoir créer et montrer mes oeuvres dans mon magasin.

La presse

Rentrons dans le vif du sujet.

Ca part d’un flash.
Chaque pièce que je réalise m’apparaît, une vision soudaine, pertinente, que je me donne dès lors les moyens de réaliser.
J’aimais récupérer les restes d’animaux de chasse, de ce que je mangai ou que Monsieur Rouillon me donnai.
Désormais, je ne fonctionne plus en mode « récup » car cela crée des pièces qui n’ont pas étées intrinsèquement désirées.
C’est là, la force et la difficulté en même temps de pouvoir se procurer des animaux qui ne sont pas encore morts!
Vous me direz que c’est atroce, dérangeant, peut-être, mais non, en réalité, j’attends avec impatience cette mort qui, bien entendu, pour chaque être vivant et l’attente.
Je recherche actuellement un cheval blanc (gris dans le métier de l’équitation) ou poney pour réaliser un Pégase licorne, assemblage ultime de cette envolée que tout le monde cherche à chevaucher, la liberté, la beauté, la virginité même d’une chimère sublime ailée, cabrée et illuminée de sa corne en néon blanc.
Symbole de pureté et de grâce cette pièce cela fait trois ans maintenant que je l’ai dessinée, que je la désire, et je passe le message  pour que vous aussi lecteurs puissiez participer à un rêve commun.

Je tiens à remercier en effet toutes les personnes qui m’aident et me soutiennent dans mes recherches et réalisations.

J’aime les animaux vivants mais je suis prête et destinée à assurer et assumer le rôle de passeur. Ces animaux exceptionnels méritent d’être sublimés pour une seconde vie. je les bichonnent, ils ont tous mon attention quotidienne de les caresser, les parfumer,les brosser, les changer de place, leur parler, les photographier, ces animaux sont mes bébés. Ils ont  tous les soins qu’ils méritent et qu’ils n’ont certainement jamais eu. Je les comprends, les aide à passer dans l’au-delà avec dignité et en même temps à rester sur terre au plus près de ce que la nature leur a donnée comme formes, couleurs, positions, tout en leur donnant du sens pour dénoncer notre condition d’humain.

Je suis là pour nous remettre en question à travers leur corps, nous faire changer je n’y arriverai pas, mais par mes oeuvres, j’espère les aider à s’en aller.

La prochaine de mes oeuvres est une porte des étoiles aux couleurs de l’arc-en-ciel. Je veux réaliser un passage pour circuler entre la terre et un autre monde, le royaume des Dieux, créer une alliance entre les hommes et cet au-delà. Je vais essayer de réunir la plupart ou du moins ce que je peux, tous les animaux des cinq continents qui feront la queue devant cette porte. Bien entendu je serai dans la file!
Alors c’est important de parler de ma première pièce « à quoi ça cerf », un cerf appelant à l’aide avec sa patte qui sort de la merde dans laquelle il se fait engloutir et également ses bois en néon qui illuminent pour être vu, et montrer la beauté de cet être prélevé.
Ainsi que ma première performance « Présence » qui a été une épreuve pour moi et l’entourage. J’ai baisé la mort corps nus, à égalité. J’ai joui de vie et de mort avec l’espoir d’une impossible résurrection. J’ai déversé mon désespoir sur le Roi de la forêt!
La prochaine avec le Roi des Animaux, la dernière de ma vie!

Maintenant vous qui avez lu tout cela, qui me connaissez plus que je ne vous connais, venez à mon magasin pour que l’on se compte des histoires d’espoir.